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L’essor des communautés autosuffisantes

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Une autre façon de vivre, d’habiter la Terre, de concevoir l’économie et les rapports humains est-elle possible ? C’est une question de longue date mais qui taraude de plus en plus l’Homo sapiens évolué que nous sommes. Les éco-communautés circulaires (par opposition au système pyramido-féodal imposé comme la norme) sont en effet en plein essor depuis 2010, encore plus depuis 2020…  Le besoin d’être en contact avec la nature et de se relier autour de valeurs communes est devenu une question de survie.

Faire société de façon créative

La péninsule ibérique en particulier (Espagne, Pays-Basque, Portugal) voit naître de nombreux éco-villages. L’Angleterre est également un lieu de développement de la vie en communauté. En France, elles sont environ 1100, et de nombreuses se créent encore, liées à un mouvement d’exode urbain, de reconnexion humaine et de besoin de vivre en autonomie, indépendamment des systèmes plus larges souvent source d’exploitation, tout en s’affranchissant de la société de consommation. Dans le monde, il en existe plus de 10 000 dans 114 pays (Source : GEN-Global Ecovillage Network), principalement en milieu rural.

Se réunir autour de valeurs écologiques

Véritables laboratoires d’autosubsistance, les éco-villages sont de hauts lieux d’expérimentation pour tous les domaines de nos vies modernes : la production d’alimentation, de systèmes de technologies, d’éducation alternative, de travail alternatif…  « Faire pousser notre propre nourriture, récupérer et retenir l’eau sur un terrain, générer sa propre énergie de façon autonome sans avoir à utiliser l’électricité ni les combustibles fossiles… Tout cela est tout à fait possible, nous avons déjà les solutions », dixit Ethan Hirsch-Tauber, de Tamera Community Portugal.

Ces organisations à taille humaine font partie d’un même Green Movement et sont pourtant diverses et toutes uniques. Loin d’être des ilots isolés, ils sont en train de se relier les uns aux autres dans le souhait de construire ensemble un futur régénérateur.

Utopies ?

Le monde a certainement besoin de ces belles éco-communautés inspirantes prêtes à adopter un style de vie respectueux de la nature et des humains. Surtout, ils déconstruisent actuellement les clichés hippies qui feraient de ces femmes et hommes pleins d’espoir des gens étranges, des marginaux dans des sectes dirigées par des gourous. Ils sont constitués de personnes libres et créatives ayant les mêmes idées, et l’envie d’un mode de vie plus sain et naturel.

Les communautés en Europe

Un phénomène d’ampleur internationale

  • Russie : Kind land community – 400 communautés en Russie
  • Chili : La Montana
  • Canada : Yarrow EcoVillage
  • États-Unis : The Farm, Ithaca
  • Colombie : Las Gaviotas
  • Japon : Konohana Family
  • Australie : Crystal Waters
  • Madagascar : Ecovillage Madagascar
  • Islande : Solheimar ‘Home of the sun’ (personnes en situation de handicap)
  • Royaume-Uni : Bowden House

Claire Lelong-Lehoang, Journaliste